Association humanitaire loi 1901

Correspondance:

1, bis rue de la Glacière, 92250 La Garenne Colombes

Siège social :

CHU Louis Mourier, Service Anapath,178 rue des Renouillers, 92700 COLOMBES

Qu'est que l'anatomie pathologique

C’est porter un diagnostic sur un prélèvement de tissu ou sur des cellules isolées (après un geste chirurgical :
pièce opératoire, biopsie chirurgicale ou médical : biopsie ou cytoponction), en fonction des données cliniques, biologiques et radiologiques.
Pour que ce prélèvement soit « lisible » et interprétable, non seulement ces données cliniques sont primordiales mais le prélèvement doit subir des étapes techniques indispensables et déterminantes.
Après enregistrement du prélèvement avec identité du patient, âge, date de réception, date de prélèvement, service ou médecin demandeur, type d’organe :
- 1 Le premier problème à résoudre est celui de la conservation des tissus : c’est la FIXATION.
- Actuellement, le fixateur le plus reconnu est le formol à 40% du commerce, appelé « pur » qui doit être dilué lui même à 10%.
- 2 Pour l’étude au microscope photonique il faut confectionner des coupes minces (~4μm) que la lumière pourra traverser.
Pour cela il faut augmenter la rigidité des tissus en remplaçant l’eau des cellules par une substance solide et chimiquement inactive, la paraffine. C’est l’étape de l’IMPREGNATION.
- Pour cela toute l’eau doit être retirée des tissus en déshydratant avec des alcools en concentration croissante jusqu’à l’alcool absolu, indispensable.
- Si de l’eau reste dans le prélèvement, les étapes suivantes vont mal se réaliser.
- Puis le prélèvement durcit avec élimination de l’alcool dans du toluène (mais si ce temps est trop long, le prélèvement durcit trop et les structures cellulaires se rétractent).
- Enfin c’est l’étape d’imprégnation dans la paraffine, difficile à réaliser sans paraffine…..
- 3 Pour être coupé le fragment imprégné de paraffine doit être inclus dans un bloc de paraffine : c’est l’INCLUSION ou enrobage.
- 4 Le tissu est prêt à être tranché à l’épaisseur désirée au moyen d’un microtome, (dont le propos est de couper des coupes de 4μ d’où l’importance de l’entretien des rasoirs, et du nettoyage du microtome pour ôter régulièrement la paraffine qui se colle dans le mécanisme). Puis les coupes sont collées sur des lames propres de verre, sur
lesquelles est mis un produit fixant : c’est la MICROTOMIE.
- 5 Les coupes sont colorées pour mettre en évidence les différents éléments du tissu : c’est la COLORATION STANDARD. Les colorations sont réalisées sur des coupes dont la paraffine a été éliminée (c’est le déparaffinage) pour permettre la pénétration du colorant dans les différentes structures de la cellule et des tissus.
- 6 Les coupes doivent être protégées contre la dégradation chimique des colorants et les chocs, par une lamelle de verre : c’est le MONTAGE.
- 7 Les préparations sont prêtes à être étudiées au microscope par le Médecin Anatomopathologiste : c’est la LECTURE et le CODAGE. Codage pour que les lésions puissent être retrouvées.
- 8 La lecture aboutit à un compte rendu qui est tapé par une Secrétaire médicale: c’est l’étape du SECRETARIAT.
Puis le compte rendu est signé et validé par le Médecin Anatomo-pathologique
- 9 Les comptes rendus, les demandes d’examen, les lames, les blocs ou cassettes, doivent être conservés : c’est l’ARCHIVAGE.
- 10 L‘examen extemporané se pratique sur pièce opératoire fraîche sur coupe coupée à congélation, à la demande du chirurgien en cours d’intervention afin d’orienter le geste chirurgical. La réponse doit se faire dans l’heure.
 
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